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22/01/2009

Les premiers semis potagers

Les premiers semis de légumes ont débuté le week-end dernier, mais une semaine infernale m'a malheureusement empêché de vous en parler plus tôt. 

Tout d'abord, suite au passage de Capucine à l'émission 'Au quotidien' sur la RTBF où son blog a été mis à l'honneur (cliquez sur le lien et vous pourrez visualiser le reportage qui a été mis en ligne), je me suis dit qu'il fallait absolument semer ces premières salades que l'on pourra récolter dès avril si on a une petite serre pour les protéger.

salade 001.jpg

Un petit tour dimanche au centre de jardinage du coin et je tombe sur ces graines de laitue frisée Lollo Rossa.  Elle a une jolie couleur avec ses feuilles majoritairement rouges et finement dentelées, mais ce qui m'intéresse surtout, c'est la possibilité de la semer douze mois sur douze, sous abri d'octobre à février et le reste de l'année en pleine terre.  Du terreau dans une caissette de semis en frigolite installée dans la serre, quelques graines recouvertes ensuite d'une fine couche de terreau, un petit coup d'arrosoir et voilà, c'est fait, il n'y a plus qu'à attendre.

Les choux-fleurs ont également été semés (c'est sur ma liste des travaux de janvier).  Si vous souhaitez en semer, n'oubliez pas de choisir la bonne variété correspondant au moment de culture car il existe des variétés de printemps, d'automne, ...  Ici aussi, je sème en caissette dans la serre dans un terreau bien stérile.  Une fois que les plants auront 4 feuilles, je les repiquerai afin qu'ils grandissent encore dans la serre avant d'être replantés au jardin.  Et pour éviter le choc du passage au jardin, je les repique dans des pots en terre d'un diamètre minimum de 10 cm de façon à pouvoir les transplanter sans manipuler les racines des plants.  Voici une photo des choux que j'avais repiqués en mars 2008 en utilisant cette méthode.  Ce fut un succès total.

Choux fleurs repiqués 080329.jpg

18/07/2008

Les hémérocalles

Ah enfin les hémérocalles ! J'en connais qui piaffent d'impatience...

0f14b039c555cca46d8254513c2b62c4.jpgPersonnellement, je ne suis pas une grande collectionneuse, mais quelques exemplaires de ces lys d'un jour au jardin apportent de la couleur et pas mal de charme.  Mais il y a des mordus de cette jolie éphémère (ils se reconnaîtront...).  Une véritable passion est née aux Etats-Unis pour cette plante et c'est là que l'on trouve la crème de la crème en matière de nouveautés.

Un des fleurons de la Pépinière de la Thyle est 'Beacon at dusk'.  Assez spectaculaire, n'est-ce pas ?

Mes visites chez Fish-House et à la Pépinière de la Thyle ont été prolifiques en conseils de culture.  Alors pour les aficionados, voici ce qu'il faut savoir.

L'hémérocalle demande un engrais riche en potasse (type Viano) à épandre au printemps et à l'automne.  Souvent, une hémérocalle qui fleurit peu signifie qu'il y a un mauvais équilibre entre le phosphore et la potasse. 

Quelles parade adopter aux problèmes que l'on peut rencontrer ?  Tout d'abord, si l'on découvre des boutons floraux ratatinés ou crevassés, il s'agit d'une fleur où une mouche est venu pondre et où des larves s'y développent donc.  Il n'y a pas de risque de propagation et on retirera le bouton atteint, tout simplement.

Un problème fréquent lorsqu'une hémérocalle dépérit : les insectes du sol.  Ils aiment cette plante et appliquer un insecticide sol sera la seule façon de s'en débarasser.

L'hémérocalle ne développe pas de maladie cryptogamique.  Seule la rouille peut apparaître.  Afin de l'éviter, on essayera de ne pas trop serrer les plantes et on arrosera le matin plutôt que le soir.

Et maintenant, un peu de gourmandise... car l'hémérocalle se mange ! Et on en a tous goûté chez Thierry De  Ryckel.  Beaucoup de douceur et un parfum léger la caractérise et la déguster lors d'un repas alimentera certainement la conversation ! Comment la servir ?  On en retirera le pistil et les étamines et on la placera en garniture d'une boule de glace ou dans une salade composée.

Quel dilemne ! Choisir entre les fleurs au jardin ou dans son assiette ...

16/07/2008

Hydrangeas serrata

Chose promise, chose due : voici donc mes dernières notes, concernant cette fois les hydrangeas serrata, et prises le week-end dernier lors de la visite à la pépinière de la Thyle. 

Tout comme le macrophylla, le serrata fleurit sur le bois de l'année précédente.  Mais contrairement au macrophylla (d'origine côtière), le serrata est d'origine montagneuse et il est de ce fait moins sensible aux gelées tardives.  Il démarre sa végétation 15 jours plus tard que son cousin macrophylla et parvient donc mieux à éviter les derniers froids.  Avantage supplémentaire : il fleurit sur les pousses terminales, mais aussi sur les pousses latérales, augmentant encore les chances de réussite. 

Toujours par rapport au macrophylla, le serrata rentre plus vite en floraison, mais cette dernière se terminera déjà fin juillet.  Bonne nouvelle toutefois : ils sont légèrement remontants et offrent des feuillages colorés en automne.  Point de vue exposition, ils ne supportent pas l'ombre totale.  L'idéal est de lui donner du soleil le matin et de l'ombre après-midi.

Avec les serrata, il est donc possible de jouer sur les feuillages colorés en automne et la remontée de la floraison pour obtenir des spectacles étonnants.  Un exemple : l'hydrangea serrata 'Bluebird', à fleurs bleues, remontera alors que son feuillage aura déjà viré au pourpre.  Vous imaginez l'association ?  Assez tentant, n'est-ce pas.

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Alors, ai-je été conquise par un serrata ?  Mais oui, et une variété un peu particulière puisqu'il s'agit de Hydrangea serrata 'Spreading Beauty' (la photo ci-dessus est extraite du site de la pépinière de la Thyle, mon exemplaire étant encore trop petit pour vous donner une vue correcte de l'arbuste). 

Il s'agit en fait d'une variété naine (de 40 à 50 cm de hauteur pour une envergure d'environ 60 cm) et qui est utilisée dans les mixed borders en compagnie de vivaces ou en bord de pelouse.  Très florifère, ses grandes fleurs puis son feuillage coloré le rendent intéressant de juin à octobre.  Il sera planté ce week-end sans oublier d'ajouter du sulfate d'alumine pour qu'il garde sans problème sa jolie couleur bleue.

Voilà qui clôture mes notes sur les hydrangeas.  Il existe d'autres types comme les quercifolia ou encore les heteromala, involucrata, aspera et autres, mais je n'ai pas beaucoup d'informations à vous communiquer. Le site de la pépinière (présent dans mes liens) vous donnera par contre de précieux conseils si vous êtes intéressés par ce type d'arbuste.

La seconde partie de la visite fut consacrée aux hémérocalles et pour le plus grand plaisir de Caro, mon prochain post y sera consacré. 

A très bientôt !